Entropie anthropique

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lundi 5 mai 2008

Fin de la publicité sur les chaînes publiques

On sait déjà qui veut sa part du gâteau: Laurent Petitgirard de la SACEM Quelqu'un pour le SNEP D'autres pour la SACD Je sens que comme à la radio, les programmations vont être répétitives et iront enfler les poches de ceux qui n'en ont pas besoin.

Je vous suggère de lire "Le chien qui porte à son cou le dîner de son maître", et vous laisse méditer sur les communiqués précédents.

vendredi 28 mars 2008

Je croyais que c'étaient les français qui copiaient les airs de musique aux anglais

http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/politics/7319240.stm Et bien je me trompe. En Angleterre, les Lords disent au peuple que le traîté de Lisbonne (constitution européenne révisée) n'aura "pas d'implication constitutionelle", et que le pays gardera sa souveraineté. L'opposition (une partie en tout cas) dit que qu'il devrait y avoir un referendum pour être légitime, mais le gouvernement répond qu'il n'y aura pas d'implication particulière.

Pour les airs de pipeau, les plagieurs viennent d'outre-Manche.

Mozarella alla dioxine

Et bien, les journalistes d'investigation/les scientifiques font quoi ? la dioxine dans les mozarelles, c'est pas dur de savoir d'où elle vient. Puisque à Naples on incinère les déchets dans la rue (problèmes de grèves, manifestations contre les sites d'enfouissement, influence présumée de la Camorra pour entretenir les soucis), et bien ça produit de la dioxine. Qu'on retrouve des traces pas trop importantes dans des élevages bovins à une dizaine de kilomètres à mon avis ce n'est ni étonnant ni rassurant. Bon appétît bien sûr, et n'oubliez pas de trier vos déchets, pour éviter de mourir étouffé dessous plus tard, merci.

lundi 10 mars 2008

Municipâles : le vol d'un vote ?

Il est parfois amusant, ou consternant, selon votre humeur, de regarder les français qui donne de la tête à hue et à dia. Tantôt pour la gauche, tantôt pour la droite, leur opinion serpente. Les municipales (j'ose m'avancer sans attendre le second tour) ont été un exemple frappant : l'indécision et les contrariétés font partie des hommes, en particuliers des français. Nous ne mériterions pas nos titres de râleurs si ce n'était pas le cas. On pourrait s'étaler longuement sur les circonstances du vote, consécutive aux présidentielles et législatives de l'année passée. Il paraît qu'un effet de vote sanction se serait opéré contre la politique du gouvernement et le comportement de notre président. Va savoir.

Cela dit, venons-en à ma pensée, ma pensée qu'elle est à moi, que d'autres peuvent et doivent certainement partager. Pourquoi diantre voter contre une personne ? pourquoi ne pas voter pour ses idées, qu'elles sont qu'à vous. A moins que dans l'inconscient collectif, la droite soit meilleure au niveau national et la gauche au niveau local. Ce que j'ai surtout vu lors de deux années d'élections, c'est que les français votent en réaction, alors qu'un vote est là pour préparer le futur, il faudrait voter de manière pro-active, même si les résultats des scrutins sont, au final, les mêmes.

On sait depuis belle lurette que la mesure perturbe l'expérience, et cette loi empirique en physique s'observe aussi pour les périodes de scrutins, jalonnés de revendications. Et l'on n'hésite plus à en profiter allégrement, de gauche comme à droite (au départ tout du moins), on a voulu donner une dimension nationale à des votes qui auraient dû exprimer des désirs locaux. Je ne vois pas en quoi les pitreries et décisions de nos représentants devraient influer sur des programmes locaux. Pour les petites communes, je ne me fais pas de soucis : en gros, les gens se connaissent, les budgets sont faibles. D'une part les projets municipaux sont moins nombreux et les sommes mises en jeux sont plus faciles à évaluer pour le quidam. D'autre part, cela fait fuire les (affreux?) politiciens de carrière tentant à tout prix de "placer" ses copains (le meilleur exemple du genre étant le Carignonisme exacerbé en Isère, mais cela rentre dans le cadre des législatives).

La tendance locale est à la défiance envers les dirigeants du pays, mais est-elle crédible même pas un an après les nationales et législatives ? je me questionne encore. Il y a presque un arrière goût d'anarchisme dans ces municipales, les statistiques jouent au yoyo, il n'y a, à priori que très peu d'inertie dans les expressions, la moindre pichenette fait l'effet d'une fusée. Les partis le savent, et c'est ainsi qu'après le coup du "vote utile" des présidentielles, de la "vague bleue" des législatives et la désormais demi-réalisée "poussée rose" des municipales. La force des média aidant, plus que de faire valoir ses idées, j'ai l'impression qu'on vole vos votes, nos votes.

Nous verrons bien si le second tour 2008 aura la même facture que le premier. Mais l'écrêmage des listes à déjà eu lieux.

J'ai tenu à attendre que le scrutain ait désigné une liste gagnante dans ma commune avant d'écrire ce message, n'ayant pas envie qu'on me prête des opinions politiques que je n'ai pas forcément (mon coeur est à l'honnêteté, la transparence et l'éducation des peuples, après cela, mondialiste ou alter, libéral ou anti, ça dépend de vos définitions). On pourra m'objecter qu'en faisant ainsi je n'aide en rien la situation qui me dérange, c'est vrai, mais je voulais surtout pouvoir observer, et non pas interférer.

jeudi 17 janvier 2008

Constitution européenne, ça, c'est fait

Vu que je n'en ai pas entendu parler outre mesure autour de moi je relaye l'info. L'Assemblée Nationale a adopté en première lecture le texte permettant de participer à l'Europe selon les termes du traîté de Lisbonne.

''PROJET DE LOI CONSTITUTIONNELLE

ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE EN PREMIÈRE LECTURE,

modifiant le titre XV de la Constitution.

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi constitutionnelle dont la teneur suit :

Article 1er

Le second alinéa de l’article 88-1 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Elle peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne, signé le 13 décembre 2007. »''

La suite se trouve sur la page du texte. Mais surtout dans l'imbitable traîté de Lisbonne. Reste à passer au Sénat, mais ça devrait passer comme une lettre à la poste.

mardi 8 janvier 2008

La télé, la politique, les média

Je n'avais pas encore ralé à propos de notre cher président de la République Française, mais aujourd'hui il a fait un discours. On parlera beaucoup de ce discours en oubliant de parler du projet de loi pour intégrer le traité sur la constitution européenne qui vient d'être présenté le même jour http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl0561.asp .

Ensuite, on se rappellera de Sarkozy qui n'était pas très content du traitement qu'on lui avait réservé en coulisse sur je-ne-sais-quelle-émission-dont-je-me-contrefiche . Il avait, pour ainsi dire, promis de leur faire payer. Et bien voilà, c'est chose faîte : http://www.neteco.com/90366-sarkozy-taxe-internet-fin-pub-france.html au cours de son éxposé pour l'avenir de la France, il prétend faire une bonne chose : interdire la publicité sur les chaînes de télé publiques. A priori, cela semble une bonne chose. Cela-dit, pour financer la télé publique, il va falloir aller piocher les sous quelque part. Et bien, comme par hasard, on choisit Internet. A la limite j'aurai préféré qu'on interdise les chaînes publiques. En effet, d'une part TF1 devient presque le seul fournisseur d'espace publicitaire (ou encore, de temps de cerveau humain disponible comme dirait M. LeLay, le PDG), ce qui le place en force pour négocier les contrats de pub. D'autre part, la télévision publique a désormais les pieds et poings liés aux subventions (c'est un problème du modèle "non-libéral"). Enfin, on taxe le principal concurrent, pour éviter que les ménages passent à autre chose. Allez me dire que ce président propose des mesures "libérales", c'est bien tout l'inverse, des jolies taxes pour la télévision d'état qui au passage consolide l'oligopole de l'ami du président.

Pour nuancer, à regarder les contenus des programmes télé, je dirai que ce n'est pas notre président le coupable, mais bel et bien les français qui n'ont plus aucune fougue, plus d'espoir politique, plus aucun esprit critique. On aura beau se dédouanner en invoquant des conspirations qui veulent le pouvoir absolu, notre société actuelle le fabrique. Les gens se ruent sur les produits les moins cher, le but est d'avoir le sentiment de "faire des bonnes affaires", et après ils se plaignent des Chinois qui produisent à bas prix. Peu importe la façon dont un bien a été produit ou un service est exécuté, le but du prix n'est pas d'évaluer le travail à sa juste valeur, mais d'être le plus bas possible.

L'un dans l'autre, on se dit que si on achète un produit plus cher chez l'entreprise A que chez B, c'est que soit A gère très mal son affaire, soit que A s'en met plein les fouilles. Il ne vient à l'esprit de personne de se dire que peut-être que les employés chez B sont plus mal payés à travail égal. L'intérieur de l'entreprise, nul ne le connaît. On ne peut donc pas, à priori, porter son choix sur A ou sur B. La seule information étant le prix, on va donc s'orienter vers chez B. Dans les deux cas, l'entreprise A sera évincée sur le long terme. Si B est très respectueux de ses employés ou de l'environnement, tant mieux, autrement tant pis. Cela dit, on peut également remarqué que lorsqu'une entreprise cumule "gère bien son affaire" et "traite mal les employés", alors elle est encore plus compétitive. Vu de l'extérieur c'est une bonne chose, mais je ne pense pas que cette façon de sélectionner soit bonne sur le long terme. Après on se plaint d'avoir du mal à trouver un job bien payé pour pas trop cher.

C'est un peu ainsi que fonctionne le système libéral : ça s'appelle grossièrement la sélection par le marché. Je dis un peu ainsi, car le marché c'est moi, c'est vous, c'est au final nous. Le système libéral cherche à s'adapter aux demandes du marché. En soi, ce n'est pas une mauvaise chose, au contraire : cela signifie qu'on est d'autant plus heureux qu'on est bien servi par les entreprises. Les sociétés jouent ainsi leur rôle social en cela qu'elles participent à rapprocher l'humanité de son bonheur (je parle de bonheur comme de la fin qu'aurait l'humanité, à supposer qu'elle en ait une). Là où le bât blesse, c'est quand le marché, donc les demandes des gens sont mauvaises : le système libéral se configurera de telle sorte qu'il nous offre de mauvais résultats.

A mon sens, cela me fait dire que le système libéral n'est pas une mauvaise chose, mais qu'il faut que ses acteurs soient éduqués et qu'ils comprennent son fonctionnement (plutôt que de marteler "l'économie de marché c'est bien pour vous", nos politiques devraient expliquer pourquoi). Mais aussi, comme on l'a vu un peu plus haut, qu'il y ait une plus grande transparence dans le fonctionnement des entreprises (les labels agriculture biologique, appellation d'origine controllée etc. vont dans ce sens). Cela dit, la transparence n'est pas très à la mode chez les gens qui sont au pouvoir et chez les gens influents. L'accès à tous au maximum d'informations n'est pas dans notre culture, on s'est fait à l'idée que des choses doivent rester secrètes pour les entreprises (les recettes des sodas) comme pour des choses plus graves comme la paix dans le monde (les trucs stratégiques, les ventes d'armes). A mon sens, les seuls secrets qu'il devraient exister sont ceux de la vie privée de chacun, un peuple en démocratie, s'il était civilisé et instruit devrait savoir faire bon usage des informations qu'il possède. Cela pose le problème de l'éducation des peuples ou alors le problème de la démocratie et des choix mal effectués par les masses lors des referendums (ouf, j'en reviens au sujet de départ).

D'ailleurs, pour vraiment en revenir au sujet, le mieux que je puisse préconiser contre les lois à la noix pour TF1, c'est de couper sa télé une bonne fois pour toute, et de faire d'autres choses : des jeux de société, de la lecture (mais pas de presse "people"), ou encore commencer à faire pression sur ses "dirigeants" voire, pourquoi pas, en devenir un ? Autrement, bah, tant pis pour ceux qui se laisseront berner, c'est sans doute qu'il se sentent bien comme ça (alors tant mieux ou tant pis ?). On pourra me rétorquer que plutôt de couper la télé, il suffirait de changer de chaîne. Et bien non, là encore ce n'est pas assez, en effet, les téléspectateurs ne font pas parti du marché des chaînes de télé, mais de celui des annonceurs publicitaires. C'est à dire que votre présence fera monter en moyenne le prix de la pub à la télé, sans à priori sur une chaîne en particulière (en effet, si vous passez de TF1 à la concurrence, la concurrence, si elle vivait en restreignant drastiquement ses marges, pourra augmentera ses tarifs ce qui rendra TF1 plus attractif).

mercredi 26 décembre 2007

Les droits d'auteurs, et le yahourt périmé.

Même si je vais lui casser du sucre dessus, je n'y vais pas avec le dos de la cuiller : admettons que les droits d'auteurs soient un yahourt.

Nous allons tout d'abord, comme le ferait tout bon consommateur, réfléchir avant d'acheter. « C'est vrai, on mange des yoghourts tous les jours. Ce n'est pas par habitude : c'est bon pour la santé car plein de bonnes choses pour nous. » C'est admis comme un fait de société. On pourrait se poser des questions car le lait de vache a été introduit dans notre alimentation plutôt récemment. Le droit d'auteur, c'est pareil : il est institué dans notre culture et semble être acquis depuis jamais. Cela dit, comme le lait de vache, cela n'a pas toujours été le cas. Le droit d'auteur, et plus généralement la propriété intellectuelle semblent choses immuables. Ils ont tout deux été introduits en apportant chacun leurs bénéfices à notre société.

Poursuivons. « En plus d'être fait à partir de lait de vache, on m'a dit que c'était du lait fermenté, plein de bactéries. J'aimerai bien savoir d'où vient la recette, et ce qui a poussé les gens à l'établir ainsi. C'est vrai, non ? la logique voudrait que l'on consommât notre lait sans prendre le risque de le laisser tourner. » Même si je ne saurais pas vous détailler l'histoire du yahourt, je peux succintement vous dire que le droit d'auteur n'existait tout d'abord pas. En fait, pour être plus précis, la notion d'auteur, n'existait pas. Aux origines latines, les auteurs étaient les interprètes des dieux. Les diverses muses savaient souffler les mots justes aux poètes. Petit à petit, à mesure que ces impératrices inspiratrices se faisaient plus taquines et que les pastiches se faisaient plus acerbes, on responsabilisa les auteurs. C'est la punition infligée aux interprètes comme « source des maux » qui entraîna la notion d'auteur. Vînrent ensuite les Lumières pour conceptualiser la propriété intellectuelle. Enfin, un vrai PAC-BEAU (plus connu comme Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais), qui, en gros, fit inscrire le droit intellectuel dans la loi.

Ensuite, pour vous attirer, les vendeurs de yahourts on dû faire de jolis emballages, payer la crêmière pour les bon soins des pis. Les producteurs vous ont bien épié, ils savent ce qui vous plaît, ils savent faire leur beurre, ils savent comment vous traîre. Pour cela, il faut coller de belles etiquettes au pot. Elles ont la propriété de miroîter même dans le plus glauque des rayons de superette. Il faut également engager des frais, payer le comédien pour la publicité à la télé. « Chérie, j'ai acheté les bons yoghourts, tu sais, ceux que l'autre acteur là, il mange à grand renforts de bruits de bouche ! » Bon, à force de m'étaler, je risque d'édulcorer mon discours initial. Je voulais en venir au fait qu'en plus du simple droit d'auteur se sont ajoutés les droits d'exploitations. Ils permettent à celui qui n'a pas inventé la moindre oeuvre d'art de se faire rétribuer pour tout l'aspect promotionnel, pour peu qu'un auteur lui aît cédé ces droits-ci. Cela-dit, je drois, euh, je dois ajouter qu'existent des droits moraux, qui sont incessibles. Ils concernent le respect de l'oeuvre et de sa paternité.

Vous en savez déjà beaucoup. On prend sur soi, on va pour ouvrir le fameux yahourt, mais là, un reflexe pavlovien nous en empêche. La date de péremption. « Ho non, ce yoghourt est pourri j'avais jusqu'à minuit pour le manger ! » Oui, les droits d'auteurs ont également une durée maximale. C'est à dire que passé une certaine durée, l'oeuvre appartient à tout le monde et à personne à la fois. On part du principe que l'oeuvre fait partie de notre Culture, chacun est désormais libre de s'en inspirer, de la ré-éxécuter, sans pour autant léser son créateur. Reste à savoir combien de temps ces droits durent. Il a été décidé de les faire durer tant que cela profiterait au créateur. On ne vit qu'une fois, et pour ceux qui se réincarnent, ils savent repartir de zéro. Donc, à priori, une fois passé le Styx, personne n'a plus besoin d'argent. De la même manière, les recettes font désormais partie des connaissances communes, et chacun peut se faire son propre yahourt et y apporter sa touche personnelle.

Cela dit, on peut lutter contre la péremption des aliments. Si jamais on a peur de devoir en jeter trop et de ne pas revenir sur son investissement, on rajoute des conservateurs, on les mets au frigo. « Hum, la prochaîne fois, je prendrais des yaourt à longue conservation car je n'en mange vraiment pas souvent. » Les producteurs, qui possèdent donc énormément de contenus entre leurs mains, vivent plus longtemps que les auteurs. Et pour cause ! ce sont des entreprises. Il faut donc prévoir le cas où l'auteur décèderait juste après avoir enregistré son disque. Il fut ainsi décidé que les droits perdureraient un temps après la mort de l'auteur. Rien n'est plus difficile que de choisir la durée qui va bien.

On en attendrait pas moins d'eux, les titulaires des droits font tout pour les garder. Et c'est ainsi qu'est né l'effet Mickey Mouse, une poignée d'année après la souris du même nom. A chaque fois que les films de Disney risquent de tomber dans le domaine public, grâce à la magie de Merlin, on ré-étiquette les pots de yahourt. Hop ! D'un coup de baguette magique, la date de péremption des droits d'auteurs se prolonge d'une dixaine d'année.

Soyons sérieux, ou essayons, maintenant. Les oeuvres artistiques, ce ne sont pas des yahourts (sauf exception, mais je n'arrive pas à me rappeler de quelqu'un ayant exploité les yahourts comme sujet principal), et contrairement aux yahourts, on peut désormais sauvegarder la majorité des oeuvres de manière pérenne. Le frigo s'appelle numérique.

Même si on ne peut s'abstraire du temps qui ronge la réalisation concrète d'un travail (une toile, une sculpture), on peut aisément en copier et dupliquer une information gigantesque sur un support numérique pour la partager au plus grand nombre. Ce tour de force n'est pas réservé qu'aux pirates de l'internet. C'est aussi ce que font les producteurs de musique qui pressent des CD à tire l'arigot. Pour les yahourts, à ma connaissance, l'exploît de multiplication de nourriture ne fut réalisé que par Jésus-Christ de Nazareth, quelques années après lui.

Aujourd'hui, on peut donc conserver et partager beaucoup de choses. Même si enregistrer toutes les oeuvres semble être beaucoup trop pour une personne, qui peut prédire ce dont sera capable l'humanité dans deux mille ans ? Gageons qu'ils seront capable de traîter et d'extraire tout plein d'informations de nos oeuvres, peut-être même de cet article. Ce qui est certain, c'est que rien ne sera possible si on ne fait pas en sorte de pouvoir éviter le sempiternel prolongement des droits d'auteurs. En effet, à mesure que certains supports vieillissent, seuls quelques mains ont accès aux enregistrements. Ce sont les même mains qui font prolonger outrageusement la durée des droits d'exploitation. Ce sont les même mains qui cadenassent les fichiers numériques avec des DRM.

On pourrait également s'étendre sur toute la partie de la production rejetée. Notre espéce étant amenée à apprendre le recyclage, autant apppliquer cela aux rebuts des créations artistiques. En somme, les chutes des films, les scènes non gardées, dont on fait d'excellents bonus pour DVD. On nous dira que les auteurs ne sont pas d'accords, mais qui a demandé à DeVinci qu'on passe ses tableaux aux rayons-X pour trouver ce qu'il y a sous sa peinture ?

Concluons, si nous pouvons. Vous devrier me demander ce que j'ai voulu démontrer. Et-bien, vu la période agitée que nous traversons vis-à-vis des téléchargements sur Internet, des choix de sociétés que cet outil impose, il est inévitable que des débats auront lieux. Que ce soit pour allonger ou pour raccourcir la durée des droits, ou encore pour modifier les conditions d'accès aux oeuvres. J'ai donc écrit cet article pour rappeler à chacun que la Culture n'est pas un yahourt. Toute comparaison de téléchargement à un vol à la roulotte est bel est bien une ânerie sans nom. Je l'agrémente donc de quelque liens pour qu'on puisse tous débattre un jour ou l'autre, avec assez de cartes en mains. J'en ai un peu marre de voir les débats sur le téléchargement comme s'il y avaient deux camps, les idiots de téléchargeurs contre les artistes profiteurs.

Voici quelque liens où j'ai pris et appris pas mal de choses, pour les curieux.

http://www.fabula.org/compagnon/auteur1.php http://en.wikipedia.org/wiki/Copyright_Term_Extension_Act http://www.free-culture.cc/index.html

Et des projets relatifs au domaine public et à l'archivage des oeuvres.

http://www.communia-project.eu/Home http://www.europarchive.org/

dimanche 21 octobre 2007

Comment feront-ils demain ?

Parfois je me dis qu'on sera sans doute la première génération à se poser cette question.

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vendredi 5 octobre 2007

Dropping knowledge - une initiative plus qu'intéressante

Vous avez des questions que vous aimeriez poser à la planète entière ? Vous vous turlupinez à propos de votre existence, votre relation avec le monde, dropping knowledge est pour vous, dropping knowledge est à vous.

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