Municipâles : le vol d'un vote ?
Par lucas, lundi 10 mars 2008 à 22:32 :: Politique :: #21 :: rss
Il est parfois amusant, ou consternant, selon votre humeur, de regarder les français qui donne de la tête à hue et à dia. Tantôt pour la gauche, tantôt pour la droite, leur opinion serpente. Les municipales (j'ose m'avancer sans attendre le second tour) ont été un exemple frappant : l'indécision et les contrariétés font partie des hommes, en particuliers des français. Nous ne mériterions pas nos titres de râleurs si ce n'était pas le cas. On pourrait s'étaler longuement sur les circonstances du vote, consécutive aux présidentielles et législatives de l'année passée. Il paraît qu'un effet de vote sanction se serait opéré contre la politique du gouvernement et le comportement de notre président. Va savoir.
Cela dit, venons-en à ma pensée, ma pensée qu'elle est à moi, que d'autres peuvent et doivent certainement partager. Pourquoi diantre voter contre une personne ? pourquoi ne pas voter pour ses idées, qu'elles sont qu'à vous. A moins que dans l'inconscient collectif, la droite soit meilleure au niveau national et la gauche au niveau local. Ce que j'ai surtout vu lors de deux années d'élections, c'est que les français votent en réaction, alors qu'un vote est là pour préparer le futur, il faudrait voter de manière pro-active, même si les résultats des scrutins sont, au final, les mêmes.
On sait depuis belle lurette que la mesure perturbe l'expérience, et cette loi empirique en physique s'observe aussi pour les périodes de scrutins, jalonnés de revendications. Et l'on n'hésite plus à en profiter allégrement, de gauche comme à droite (au départ tout du moins), on a voulu donner une dimension nationale à des votes qui auraient dû exprimer des désirs locaux. Je ne vois pas en quoi les pitreries et décisions de nos représentants devraient influer sur des programmes locaux. Pour les petites communes, je ne me fais pas de soucis : en gros, les gens se connaissent, les budgets sont faibles. D'une part les projets municipaux sont moins nombreux et les sommes mises en jeux sont plus faciles à évaluer pour le quidam. D'autre part, cela fait fuire les (affreux?) politiciens de carrière tentant à tout prix de "placer" ses copains (le meilleur exemple du genre étant le Carignonisme exacerbé en Isère, mais cela rentre dans le cadre des législatives).
La tendance locale est à la défiance envers les dirigeants du pays, mais est-elle crédible même pas un an après les nationales et législatives ? je me questionne encore. Il y a presque un arrière goût d'anarchisme dans ces municipales, les statistiques jouent au yoyo, il n'y a, à priori que très peu d'inertie dans les expressions, la moindre pichenette fait l'effet d'une fusée. Les partis le savent, et c'est ainsi qu'après le coup du "vote utile" des présidentielles, de la "vague bleue" des législatives et la désormais demi-réalisée "poussée rose" des municipales. La force des média aidant, plus que de faire valoir ses idées, j'ai l'impression qu'on vole vos votes, nos votes.
Nous verrons bien si le second tour 2008 aura la même facture que le premier. Mais l'écrêmage des listes à déjà eu lieux.
J'ai tenu à attendre que le scrutain ait désigné une liste gagnante dans ma commune avant d'écrire ce message, n'ayant pas envie qu'on me prête des opinions politiques que je n'ai pas forcément (mon coeur est à l'honnêteté, la transparence et l'éducation des peuples, après cela, mondialiste ou alter, libéral ou anti, ça dépend de vos définitions). On pourra m'objecter qu'en faisant ainsi je n'aide en rien la situation qui me dérange, c'est vrai, mais je voulais surtout pouvoir observer, et non pas interférer.
Commentaires
1. Le mardi 11 mars 2008 à 10:55, par jean-mi
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