Comment feront-ils demain ?
Par lucas, dimanche 21 octobre 2007 à 00:08 :: Politique :: #4 :: rss
Parfois je me dis qu'on sera sans doute la première génération à se poser cette question.
Comment feront-ils demain ?
Bonne question pour certain, trop pessimiste pour d'autres. Ce qui est certain c'est que nous sommes les premières générations à nous demander cela. Quand on étudie l'histoire et les progrès technologiques et sociaux, on peut se demander comment faisaient les populations pour survivre sans chauffage, sans nourriture abondante, sans hygiène et médecine, sans éducation. Ça force le respect. Sans s'étendre sur le fait que de nombreux peuples sont encore dans des conditions de survie, parlons de nous, bien installés dans nos chaîses.
On commence seulement à prendre conscience que les actions de l'homme nuisent à son écosystème, et qu'il gaspille les ressources à sa disposition. Le premier choc pétrolier à marqué à jamais nos mémoires, puis vinrent les catastrophes écologiques pour rappeler que même les pays les plus avancés sont toujours aussi insignifiants. Je ne suis pas particulièrement un écologiste "dur", mais j'essaye au mieux d'éviter les gâchis, qu'ils soient relatifs à notre planète ou à ses habitants. D'un côté je suis pour les énergies renouvelables, de l'autre pour l'énergie facile à produire qui sauve des vies.
Notre génération aura donc à faire face au pic de production pétrolière, au réchauffement planétaire (l'un dans l'autre, ) à la surpopulation, la précarisation de l'emploi. Les plus pessimistes entrevoient même des avenirs sombres comme dans le film "Soleil vert" ou dans encore le livre "1984" d'Orwell.
Bref, peut-être que pour la première fois dans l'histoire, et ça fait déjà peu de temps qu'on l'étudie, une génération sera jalouse de ses ancêtres. Nous en voudront-ils ? comment feront-ils ?
De mon côté, j'essaye de rester optimiste et me dire que la nécessité est bien meilleure politicienne que nos dirigeants actuels, elle ne s'accomode pas des abstractions inutiles comme "l'argent". Il faut se rendre à l'évidence, l'argent n'est pas une finalité en soi les moins riches des millionnaires ont déjà tout ce qui leur plaît. L'argent représente le travail des hommes, et il ne sert que s'il transite, sans celà, sa virtualité l'emporte. Si la majorité des gens se disent qu'ils refusent l'euro ou le dollar du jour au lendemain, tout le monde repart "à égalité". Ça c'est récemment vu avec la chute du dollar : elle nous a rendu plus riches que les étatsuniens sans plus de raison que "la baisse de confiance des investisseurs".
Je suis loin d'être un défenseur des théories du complot, de toute manière, à quoi bon asservir le monde ? laissons les grands vivre entre eux : comme les familles royales ils dégénéreront bien vite.
Tant qu'on arrive à garder une masse assez importante de gens instruits dans l'espèce humaine, on aura des chances d'avancer. Dans le cas contraire, un scénario comme celui du Cycle de Fondation d'Azimov risque de se produire : plus personne ne saura utiliser ou réparer les infrastructures déjà existantes, augmentant par la même la menace envers notre espèce.
Bon, maintenant, la question que vous vous posez: suis-je communiste ? non, je suis plutôt libéral dans l'ancien sens, car je hais le contrôle des uns sur les autres, quand bien même la majorité le désire. Mais aussi un peu anarchiste pour mon amour du libre-arbitre, humaniste sans doute et utopiste, assurément.
Si je devais changer quelque chose pour aider les prochaines générations ? j'essayerai de donner un statut vraiment humain aux entreprises, quitte à leur imposer une "durée de vie" à notre échelle. Ça n'enlèverai rien aux entrepreneurs désireux d'être utiles à la société, et ça forcerait les entreprises à se poser cette question qu'on s'est toujours posé : qu'est ce que je fais dans ce monde ?
Commentaires
1. Le dimanche 18 novembre 2007 à 10:53, par Mokozore
Ajouter un commentaire